PRENDRE SOIN : LES PULLS



PRENDRE SOIN commence par bien CHOISIR son pull pour prendre plaisir à le porter, saison après saison, qu’on achète en neuf ou en seconde main, dans les deux cas l’idée est de le porter souvent et le plus longtemps possible !

Les points d’attention à avoir :

. Forme, couleur, taille

Pas toujours facile de savoir ce dont on ne se lassera pas, mais opter de préférence pour une forme qu’on pourra porter de plusieurs manières, avec un jean, une robe, une jupe ou un legging, même si on prend quelques kilos, sans limiter les mouvements.


Notre conseil : passer en revue sa garde-robe pour éviter les doublons & miser sur la versatilité de l’utilisation, les accessoires pour renouveler et varier ses tenues.

. Matière, fibre, densité

Privilégier les matières naturelles (surtout animales comme la laine) thermorégulatrices, elles laissent la transpiration s’évaporer tout en gardant la chaleur. Elles sont bio-dégradables (attention quand même aux teintures, ou traitements des fibres qui sont parfois toxiques), contrairement aux matières synthétiques.

Autre point à surveiller la composition mixte, en particulier les synthétiques : on ne sait pas séparer les différentes fibres, ce qui rend impossible le recyclage. Enfin, pour rester bien au chaud, miser sur l'épaisseur et la densité de la maille.


. Facilité d’usage et d’entretien

Certaines matières réclament plus d’attention, posez-vous la question de votre capacité à les prendre en compte.

Attention aux idées reçues : le synthétique ce n’est pas toujours fantastique !

Un pull en laine ne nécessite qu’un ou deux lavages par saison, le reste du temps, traitement immédiat des taches et aération sont suffisants.



RÉPARER SON PULL = FAIRE DURER

PRENDRE SOIN c’est aussi apprendre ou réapprendre à RÉPARER pour que nos vêtements ne deviennent pas des déchets prématurément même si les mites se sont régalées.

N’oublions pas : la réparation permet de limiter l’impact environnemental mais aussi social, bien plus que le recyclage, qui reste énergivore, et utilise souvent des ressources naturelles comme l’eau et de la chimie toxique.

Comment s’y prendre ?

. Choisir la matière adaptée

> lire l’étiquette de composition ou utiliser un briquet pour vérifier si la fibre est naturelle ou pas (odeur de plastique si synthétique)

> éviter de mélanger les matières : mieux vaut utiliser les mêmes matières que celles de votre pull (entretien et recyclabilité).

. Points à respecter

> observer la maille pour choisir la meilleure technique de réparation à appliquer.

Une maille simple (jersey) permet plus de libertés de réparation (broderie créative, pièces, remaillage créatif, swissdarning), qu’une maille en relief comme sur les pulls irlandais (mieux vaut prendre des cours ou demander conseil à un expert comme nous ).

> commencer par « stopper » en réalisant un point tout autour du point à réparer,

> faire une réparation qui déborde bien la zone en cause, pour sécuriser,

> s’autoriser une couleur qui tranche et laisser parler sa créativité !

. Valeur ajoutée

> simple et bon marché : il suffit d’une aiguille, de fils appropriés et d’un peu de patience

et de persévérance, de tolérance en s'autorisant l'expérimentation et le ratage on s'offre la possibilité de progresser !

> si vous ne souhaitez pas réaliser les réparations vous-même, vous pouvez les confier à un professionnel, qui appliquera la bonne technique selon votre désir, que ce soit pour une réparation invisible ou créative.

> la durabilité émotionnelle : plus on investit de son temps, en s’engageant dans la pratique

et plus on s’attache à son pull, moins on a envie de s'en défaire. C’est magique !



BIEN ENTRETENIR SON PULL = y faire attention au quotidien,

et l’entretenir avec douceur, pour préserver sa fibre et sa forme,

mais aussi notre planète.

En cas de taches = agir le + vite possible

. Brosser ou détacher localement avec de l’eau + savon de Marseille et en douceur pour éviter les bouloches.

Entre 2 lavages = Rafraîchir, à l’air ou à la vapeur

. Aérer son pull permet de le rafraîchir, la laine retient peu les odeurs contrairement aux fibres synthétiques.

> Utiliser la vapeur, avec un fer à repasser (à distance) ou en machine, disponible sur certains lave-linges : la vapeur rafraîchit, détend les fibres, évite les plis ou déformations, le tout en un temps record. En plus elle assainit, et débarrasse d’éventuelles mites.

> Economiser l’eau : utiliser les programmes vapeur sur les lave-linge récents : jusqu’à 96% d’eau en moins qu'un cycle de lavage classique, soit plus de 40L d'eau par cycle !

Gardez en tête la philosophie = Laver moins & mieux

. Laver, c’est user. Laver, c’est polluer.

. 1 à 2 lavages par saison, c’est très suffisant pour les pulls en laine (si non portés à même la peau)

. À froid pour la laine, qui n’aime pas les écarts de température brutaux, avec une lessive adaptée

. À l’envers, ça préserve les mailles et évite les bouloches

. À la main ou en machine : il y a des programmes bien étudiés pour la laine (mais attention tous ne se valent pas).

. Sécher à plat (sur une serviette) ou au sèche-linge si votre machine a un programme adapté aux lainages

. Exception : cachemire, alpaga adorent l’eau et peuvent être lavés + souvent.

Au final, quand on ne porte plus un pull, on n'oublie pas de le remettre en circulation : la seconde main, ou le don entre proches pour qu'il puisse être porté à nouveau s'il est en bon état, le dépôt dans un point de collecte pour qu'il soit valorisé ou recyclé en dernier lieu.


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